("La Visitation", Domenico GHIRLANDAIO, Musée du Louvre)
("La Visitation", Domenico GHIRLANDAIO, Musée du Louvre)
La Croix, Arcabas
Office de la Passion de Notre Seigneur Jésus Christ
Psaume
En tes mains, Seigneur,
je remets mon esprit
Acclamation de l’Evangile
Le Christ s’est fait obéissant pour nous jusqu’à la mort, et la mort sur une croix.
Présentation de la Croix
O Croix qui fait mourir d’amour le Fils de l’homme, ô Croix, Tu es notre unique espérance ! Tes bras nous ouvrent la porte du Royaume, Tes bras nous donnent le Corps qui nous tient dans sa grâce !
O Croix qui as levé au centre de l’histoire, sublime Croix dont le fruit fait revivre, Tu est plus noble qu’un cèdre dans sa gloire, Tu es le Trône où l’Agneau nous explique le livre.
Présentation de la Croix
Toi qui nous a créés dans ton premier amour, ô Seigneur, pour que nous devenions ton corps ressuscité et le vrai sanctuaire, nous te louons ! Nous te bénissons ! Nous te louons et nous te bénissons !
Gloire à Toi, messie crucifié !
Gloire à Toi, scandale et folie pour ce monde !
Gloire à Toi, messie crucifié ! Sagesse et Puissance de Dieu !
Toi qui nous as choisis quand nous n’étions pourtant que pécheurs, pour que nous devenions le Temple de l’Esprit, fait de pierres vivantes, nous te louons ! Nous te bénissons ! Nous te louons et nous te bénissons !
Gloire à Toi, messie crucifié !
Gloire à Toi, scandale et folie pour ce monde !
Gloire à Toi, messie crucifié ! Sagesse et Puissance de Dieu !
Toi qui nous as cherchés quand nous étions perdus, loin de toi, pour que nous devenions le peuple racheté, ton Eglise en ce monde, nous te louons ! Nous te bénissons ! Nous te louons et nous te bénissons !
Toi qui nous as tirés de nos prisons d’exil et de mort, pour que nous entonnions le chant des libérés, en mémoire de Pâques, nous te louons ! Nous te bénissons ! Nous te louons et nous te bénissons !
Communion
Voici le pain partagé qui fait notre unité, voici le Corps du Christ !
Recevez le corps du Christ, devenez le corps du Christ !
Jésus Christ est la tête du corps, le chef de l’Eglise ; en lui demeure la plénitude, en lui tout est réconcilié !
De Jésus Christ, le corps tout entier reçoit concorde et cohésion : par lui il se construit et grandit, en un seul homme nouveau !
Gardez l’unité de l’Esprit par le lien de la paix, car il n’y a qu’un seul corps et un seul Esprit, unique espérance !
Les prescriptions des hommes ne sont que l’ombre des choses à venir ; la réalité qui demeure, c’est le corps du Christ !
Réjouissez-vous avec ceux qui sont dans la joie ; pleurez avec ceux qui pleurent !
Que la paix du Christ règne dans vos cœurs ; c’est là que vous conduit l’appel qui vous rassemble en un même corps !
Messe de la Cène
L'EGLISE OUVRE LE LIVRE
L'Eglise ouvre le livre et se souvient :
L’amour nous a aimés jusqu’à la fin.
Que nul ne désespère du pardon
Jésus nous a saisis dans sa Passion.
Seigneur, fais-nous brûler de ton amour !
Seigneur, fais-nous brûler de ton amour !
Voici la croix dressée sur nos chemins :
L’amour nous a aimés jusqu’à la fin.
La lance a fait jaillir l’eau et le sang.
Jésus est retourné au Dieu vivant.
Seigneur, fais-nous brûler de ton amour !
Seigneur, fais-nous brûler de ton amour !
Veilleurs, ne doutez pas du jour qui vient :
L’amour nous a aimés jusqu’à la fin.
À l’heure où son offrande est accomplie,
Jésus nous donne encor le Pain de vie.
Seigneur, fais-nous brûler de ton amour !
Seigneur, fais-nous brûler de ton amour !
Gloria
Gloire à Dieu au plus haut des cieux,
Et paix sur la terre aux hommes qu'il aime.
Nous te louons, nous te bénissons, nous t'adorons,
Nous te glorifions, nous te rendons grâce, pour ton immense gloire.
Seigneur Dieu, roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant,
Seigneur, Fils unique Jésus Christ,
Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père ;
Toi qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous ;
Toi qui enlèves le péché du monde, reçois notre prière ;
Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous.
Car toi seul es saint,
Toi seul es Seigneur,
Toi seul es le Très-Haut : Jésus Christ
Avec le Saint-Esprit
Dans la gloire de Dieu le Père.
Amen.
Psaume :
Bénis soient la coupe et le pain, où ton peuple prend corps !
**
Acclamation de l’Evangile :
Pas de plus grand amour que de donner sa vie
pour ceux qu’on aime,
Pas de plus grand amour que de donner sa vie
pour ses amis.
**
Lavement des pieds :
Le lavement des pieds, Maestra de la cathédrale de Sienne, huile sur bois de Duccio di Buoninsegna (1308-1311)
Aimer, c'est tout donner, et se donner soi-même. (bis)
Offertoire :
Chorale :
La nuit qu'il fut livré, le Seigneur prit du pain;
En signe de sa mort le rompit de sa main:
"Ma vie, nul ne la prend mais c'est moi qui la donne
Afin de racheter tous mes frères humains."
Tous :
Après qu'il eut soupé pour la dernière fois
S'offrit comme victime au pressoir de la Croix:
"Mon sang, versé pour vous est le sang de l'Alliance
Amis, faites ceci en mémoire de moi."
Chorale :
Et nous, peuple de Dieu nous en sommes témoins.
Ta mort, nous l'annonçons par ce pain et ce vin.
Jésus ressuscité ton église t'acclame.
Vainqueur, passé du monde à la gloire sans fin.
Tous :
Tu viens revivre en nous ton mystère pascal.
Eteins en notre chair le foyer de tout mal:
Nous sommes tes sarments, Sainte vigne du Père,
Fais nous porter du fruit pour le jour triomphal.
Chorale et tous :
Seigneur, nous attendons ton retour glorieux;
Un jour, tu nous prendras avec toi dans les cieux.
Ton Corps est la semence de vie éternelle:
Un jour, tu nous prendras à la table de Dieu.
***
Communion :
Le pain que nous avons rompu est communion au Corps du Christ.
Alors qu'il n'y a qu'un seul pain, ne soyons plus qu'un même corps !
Alors qu'il n'y a qu'une coupe, soyons tous du même sang !
Procession du Très Saint Sacrement au Reposoir :
Psaume 135
Rendez grâce au Seigneur : il est bon,
Eternel est son amour !
Rendez grâce au Dieu des dieux,
Eternel est son amour !
Rendez grâce au Seigneur des seigneurs,
Eternel est son amour !
Lui seul a fait de grandes merveilles,
Eternel est son amour !
Lui qui fit les cieux avec sagesse,
Eternel est …
qui affermit la terre sur les eaux,
Eternel...
Veillons et prions avec Jésus à Gethsémani !
Heure Sainte au Reposoir, de 21 heures à 22 heures.
Puis adoration silencieuse jusqu’à minuit et demain à partir de 6h00, avec les laudes à 8h30.
Vendredi Saint, nous nous retrouvons pour l’Office de la Croix à Saint Louis de Ferrières, à 18h00 et pour les chemins des croix.
Dernière Cène, Juan de Juanes (1523-1579)
ADORATION AU REPOSOIR
Jeudi Saint 2012, Saint Genest (Jonquières), 21h
L'EGLISE OUVRE LE LIVRE
L'Église ouvre le livre et se souvient :
L'Amour nous a aimés jusqu'a la fin.
Que nul ne désespère du pardon
Jésus nous a saisis dans sa passion.
Seigneur, fais-nous brûler de ton amour ! (bis)
LE PAIN DE VIE (Jn 6, 35-58)
Moi, je suis le pain de vie. Qui vient à moi n'aura jamais faim ; qui croit en moi n'aura jamais soif.
Mais je vous l'ai dit : vous avez vu, et vous ne croyez pas.
Tous ceux que le Père me donne viendront à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors.
Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé.
Or la volonté de celui qui m’a envoyé, c’est que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donné.
Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel.
Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire, et je le ressusciterai au dernier jour.
En vérité, en vérité, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle.
Silence………….. chant
Moi, je suis le pain de vie.
Je suis le pain vivant descendu du ciel : qui mangera de ce pain, vivra à jamais et même le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour que le monde ait la vie.
En vérité, en vérité, je vous le dis : si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et ne buvez son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.
Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang vraiment une boisson.
Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui.
De même que le Père, qui est vivant, m'a envoyé, et que je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.
Tel est le pain qui descend du ciel : celui qui mange ce pain vivra éternellement.
Silence…… reprise de quelques phrases…… chant
LE BON PASTEUR (Jn 10, 2-18)
Celui qui entre par la porte, est le pasteur des brebis.
Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle une à une, et il les fait sortir.
Quand il a conduit dehors toutes ses brebis, il marche devant elles, et les brebis le suivent parce qu’elles connaissent sa voix.
En vérité, en vérité, je vous le dis : je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et il trouvera un pâturage.
Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie et qu'ils l'aient en abondance.
Silence…… reprise de quelques phrases…… chant
Je suis le bon pasteur ; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.
Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît, et que je connais le Père ; et je donne ma vie pour mes brebis.
J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos : celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.
C’est pour cela que le Père m'aime parce que je donne ma vie pour la reprendre.
Personne ne me l'enlève mais je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendre : tel est le commandement que j'ai reçu de mon Père.
Silence…… reprise de quelques phrases…… chant
LA VIGNE VERITABLE (Jn 15, 1-17)
Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève et tout sarment qui porte du fruit, il le nettoie, pour qu'il porte encore plus de fruit.
Déjà vous êtes purifiés grâce à la parole que je vous ai fait entendre :
Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut de lui-même porter du fruit s'il ne demeure pas sur la vigne, ainsi vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.
Je suis la vigne ; vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit ; car, hors de moi, vous ne pouvez rien faire.
Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il est comme un sarment qu'on a jeté dehors, et qui se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez et vous l'obtiendrez.
C’est la gloire de mon Père que vous donniez beaucoup de fruit et deveniez mes disciples.
Silence…… reprise de quelques phrases…… chant
Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j'ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour.
Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous, et que vous soyez comblés de joie.
Voici quel est mon commandement : vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés.
Nul n’a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis.
Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous appelle amis parce que tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
Ce n'est pas vous qui m'avez choisi ; mais c'est moi qui vous ai choisis et vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.
Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
Silence…… reprise de quelques phrases
Aimer c'est tout donner et se donner soi-même ! (bis)
Dieu a tant aimé le monde qu'il lui a donné son Fils.
Aimez-vous les uns les autres comme Dieu vous a aimés.
Aimons-nous les uns les autres, le premier Dieu nous aima.
Aimons-nous les uns les autres car l’Amour nous vient de Dieu.
Dieu nous a comblés d’Amour, faisant de nous ses enfants.
Adoration jusqu'à minuit
Thomas Poussier et Martin Savy seront ordonnés prêtres
le 1er juillet à 16h en la cathédrale Saint Sauveur d'Aix-en-Provence.
Prions pour eux !

« La terre sainte attend la fraternité de l’Eglise Universelle et désire en échange partager son expérience de grâce et de souffrance qui marque son chemin…
La congrégation pour les Eglises orientales se fait le porte-voix des besoins pastoraux et éducatifs, d’assistance et de charité de leurs églises.
Grâce à cette solidarité mondiale, elles demeurent ancrées dans les souffrances et les espérances de leur peuple, tout en progressant dans la collaboration œcuménique et interreligieuse.
Elles rendront gloire à Dieu et défendront les droits et les devoirs des particuliers et des communautés, en commençant par l’exercice personnel et public de la liberté religieuse.
Elles seront au côté des pauvres, sans aucune distinction, pour contribuer à la promotion sociale du Moyen Orient.
Surtout, elles vivront les béatitudes du pardon et de la réconciliation. »
Homélie de Mgr Christophe DUFOUR
Messe chrismale - Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence
Lundi 2 avril 2012
Frères et sœurs, chers amis, en cette messe chrismale, je voudrais vous parler de la diaconie. La Parole de Dieu est claire : à la suite de Jésus, nous sommes envoyés auprès des pauvres, des prisonniers, des aveugles, des opprimés, auprès de tous ceux qui ont le cœur brisé. « Tous ceux qui pleurent, dit Dieu par la bouche de son prophète, je les consolerai… Ils étaient en deuil, je les parfumerai d’une huile de joie ; ils étaient dans le désespoir, je leur donnerai des habits de fête. Et vous, vous serez appelés les prêtres du Seigneur, les serviteurs de Dieu ». Voilà définie la diaconie, mission que Dieu lui-même confie à son Eglise : servir les pauvres, c’est servir Dieu.
Servir les pauvres. Avant d’en appeler à notre conscience chrétienne, la solidarité avec les pauvres en appelle à notre conscience humaine, nous pourrions dire notre conscience politique. En cette semaine sainte, nous ne pouvons pas nous déconnecter du grand débat qui anime notre pays en vue des élections de ce printemps. La pauvreté touche, menace, inquiète des populations de plus en plus nombreuses ; les associations caritatives rencontrées lors de mes visites pastorales en témoignent : chômeurs en fin de droit, femmes seules avec enfants et sans travail, retraités aux pensions de misère frappent à leurs portes. Quelle politique pour lutter contre la misère, susciter la solidarité, endiguer le chômage, soutenir les plus fragiles, donner des conditions de vie dignes à tous, en particulier aux étrangers ? Tout cela dans un contexte de grave crise qui voit des Etats au bord de la faillite, nécessite une réduction des dépenses publiques, appelle à une transformation de nos modes de vie, à une éducation des consciences. La doctrine sociale de l’Eglise donne des repères pour agir et nous engager. « La politique, disait le pape Paul VI, est la forme la plus haute de la charité », au service du bien commun.
Servir les pauvres. Notre conscience chrétienne se laisse aussi interpeller par Dieu lui-même. Il a parlé dans le Verbe fait chair et notre agir veut obéir à sa Parole. Nous voulons imiter le Christ. Ecoutons-le et contemplons-le. Il se fait proche des pauvres, des pécheurs, de ceux qui sont exclus et rejetés au sein de la société, il se laisse rencontrer et toucher par eux, il leur offre sa tendresse. Son cœur craque pour eux. Il désire les voir se relever, se remettre debout, il leur dit : « Lève-toi et marche ». Il s’est identifié aux pauvres. « J’étais malade, nu, en prison, étranger, et vous m’avez visité ». Enfin il s’est fait pauvre lui-même, il a épousé notre fragilité. En prenant notre condition humaine, il a éprouvé la faim, la soif, la maladie, la fatigue, la souffrance…jusqu’à l’angoisse. En choisissant librement de se laisser dépouiller de sa vie, il a éprouvé jusqu’à l’abandon de Dieu.
Servir les pauvres. Notre célébration de ce soir nous y appelle. Les rites eux-mêmes de cette messe chrismale sont comme les sacrements de l’appel à servir les pauvres.
Le saint chrême que nous consacrons ce soir fait de nous le corps du Christ. L’onction de cette huile consacre les baptisés, elle les confirme, elle les met à part, elle les « christifie », elle les fait « christ ». Le baptême et la confirmation font du peuple des baptisés le corps du Christ, le Christ continué sur la terre, le Christ qui guérit, qui apaise, qui offre la tendresse du Père dans l’Esprit Saint, le Christ envoyé auprès des pauvres, des prisonniers, de tous ceux qui ont le cœur brisé.
L’huile des malades sera bénie pour l’apaisement des souffrances physiques et morales du corps blessé et souffrant du Christ. Elle n’agit pas de façon magique, mais dans la foi que Dieu en Jésus vient guérir l’humanité. Corps du Christ, l’Eglise prend dans ses mains l’huile des malades et offre au nom du Christ le sacrement de l’onction, signe visible de la douceur divine, de la tendresse invisible de Dieu, de sa force et de son pardon.
L’huile des catéchumènes sera bénie pour donner aux futurs baptisés la force de lutter contre le mal, de se dépouiller du vieil homme, pour que naisse en eux l’homme nouveau recréé par le Christ, l’homme sauvé et délivré de ses maux. Non pas de façon magique mais dans la foi en la force du Christ qui chasse les démons. Corps du Christ, l’Eglise prend dans ses mains cette huile bénie et la répand sur les mains des jeunes et des adultes appelés au baptême, priant Dieu de les imprégner de sa grâce au cœur de leur combat contre Satan.
Ainsi notre messe chrismale nous appelle à servir tous ceux à qui Dieu veut, de manière préférentielle, manifester son amour et offrir sa grâce. Le concile Vatican II dont nous commémorons le 50ème anniversaire a défini l’Eglise comme servante de l’humanité. A l’image du Christ serviteur, elle est servante des pauvres. Prêtres, vous avez été consacrés, mis à part, pour édifier le corps du Christ. Diacres, au cœur du monde, vous êtes ordonnés pour le service des pauvres. Prêtres et diacres, veillez à ce que toute l’Eglise soit ordonnée au service des plus pauvres.
Les évêques de France ont souhaité que soit ravivée davantage la mission diaconale de l’Eglise qui est en France. C’est le sens de la démarche Diaconia 2013. Cette démarche est au long cours, elle n’est pas un évènement, elle veut participer au renouveau de la diaconie et raviver la charité au sein de nos communautés. Je la résumerai en deux grands axes.
1- La diaconie est la responsabilité de toute l’Eglise. Je remercie tous ceux qui, aujourd’hui dans notre diocèse, sont engagés dans le service des pauvres : les équipes du Secours Catholique, équipes Saint Vincent, Conférences saint Vincent de Paul, Service Evangélique des Malades, équipes d’aumônerie des cliniques et hôpitaux, d’aumônerie de prison, d’accompagnement des familles en deuil, et bien d’autres… ; je les souhaite de plus en plus nombreux, capables d’assurer la relève. Je remercie les diacres, nos entraîneurs pour le service des pauvres. Diaconia 2013 appelle à ce que la diaconie soit la responsabilité, non pas seulement de quelques-uns au sein de l’Eglise, mais la responsabilité de toute l’Eglise. Je fais le vœu qu’un grand élan de charité et de solidarité traverse notre Eglise diocésaine, nos paroisses et tous nos groupes.
2- La diaconie de l’Eglise a sa source dans la charité du Christ qui se donne dans l’eucharistie. Diaconia 2013 invite à donner, en particulier le dimanche, le témoignage d’une diaconie en actes. Comment les chrétiens qui se rassemblent ce jour-là autour de l’eucharistie et y puisent au cœur du Christ la force d’aimer ne donneraient-ils pas immédiatement le témoignage de la charité qui les anime ? « Le dimanche est pour les pauvres le jour le plus triste de la semaine » me confiait une jeune femme. Comment en ferons-nous pour eux un « jour de joie, jour de fête ». Je sais que certains ont déjà organisé des tables ouvertes paroissiales ou autres initiatives de ce genre. Qu’elles soient, comme le pain, multipliées ! « La charité est inventive » disait Jean-Paul II.
« Dieu tout Puissant d’amour, puisque tu nous as consacrés dans le Christ, fais que nous soyons dans le monde les témoins d’un évangile du salut » (oraison de la messe chrismale).
Mgr Christophe Dufour
Archevêque d'Aix et Arles
(cliquer sur la flèche)
Mercredi 4 avril, nous prierons pour les défunts du mois de mars :
18h30, église Saint Louis d'Anjou, à Ferrières.
Toussainte TORRENT née GIORDANI
Honoré ZUCCA
Gyslaine PACE
Jean GARMIRIAN
Maria AGUILAR née GAMARRA
Antoine ANGUILLE
Antoinette GUILLOT née GONZALES
Alphonse AZZERATTI
Guy JARRY
Sylvie GRACEFFA
Rose MARCIANTE née MAMMADO
Madeleine BERNABEU née TRAVERS
Antonio LAGANA
Angèle D’ERCOLE
Joseph OLIVE
Maria SCHIRRA née BERTOLISSI
François COSTANZO
Vincent CHEILLAN
Anna VALITTUTI née ROLAND
Jocelyne ROCARD
Renée GABRIEL née LUIGI
Huguette PINSON née DESTUNCQ
Joseph BALLESTER
Maria VILLANUEVA née AULADEU
Arlette VERCELLI
Jean-Paul PERIN
Albert PETTRUCCI
Joseph NOTO
Humbert PAGLIARELLA
Denise WARANSKI née DERREZ
« Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront
bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il
renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de
la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais. »
(Lc 1, 46-55)
2012
. Message du Père Benoît Delabre sur Maritima TV
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2011
. Noël : Message du Père Benoît Delabre
. Le Secours Catholique sur Maritima TV